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Compléments analyses 2010

Vous trouverez ici des résultats complémentaires sur les données récoltées par vos soins en 2010. Les données 2011 sont en cours de validation, elles seront donc exploitées ultérieurement.

Pourquoi ces analyses ?

La dégradation des habitats liée aux activités humaines (urbanisation, intensification agricole et fragmentation des habitats naturels par exemple) est probablement l’une des causes principales du déclin des pollinisateurs montré par certaines études. Néanmoins, concernant la majorité des insectes pollinisateurs, l’affinité (la préférence) des insectes floricoles envers les grands types de milieux (urbains, agricoles et naturels) demeure peu connue. Il apparait indispensable d’en savoir plus à ce sujet afin d’informer les décideurs sur les milieux préférés des pollinisateurs afin de concentrer les efforts de conservation sur ces milieux.

Les analyses poursuivies en 2011 sur les données de 2010 ont eu pour but de caractériser les affinités des pollinisateurs envers les trois grands types de milieux et les résultats sont présentés ci-dessous.

La fin d'un mythe

« Les abeilles se plaisent en ville, non ? » entend-on souvent. C’est peut-être le cas pour l’abeille domestique (vivant en colonies, dans des ruches) mais c’est loin d’être la règle générale pour l’ensemble des insectes floricoles et pollinisateurs.

La figure ci-dessous représente le degré de préférence moyen des insectes pollinisateurs pour les milieux urbains, agricoles et naturels en distinguant entre les pollinisateurs communs et peu fréquents (les barres verticales sont un indice de confiance).

La préférence pour les milieux urbains est clairement négative, ce qui signifie que la majorité des insectes pollinisateurs évitent la ville et leur diversité est moins grande dans ces milieux.
À l’inverse, les milieux agricoles et naturels sont propices à la majorité des insectes pollinisateurs. En effet, « milieux agricoles » n’est pas toujours égal à « pesticides & compagnie ». Il y a une grande variété de milieux agricoles et certains peuvent être très riches en insectes floricoles qui sont favorisés par certaines pratiques qui leurs sont bénéfiques.
Parce qu’environ 40% de la surface de la France est occupée par les milieux agricoles, c’est là que se situent l’un des principaux enjeux de conservation de ces insectes. Les insectes pollinisateurs semblent tout autant préférés les milieux naturels et en particulier les pollinisateurs peu fréquents. Ces milieux sont donc complémentaires des milieux agricoles et méritent une attention particulière pour la conservation de ces insectes. Ceci est d’autant plus nécessaire que ces pollinisateurs évitent encore plus les milieux urbains que les pollinisateurs communs.

"Rendons à César ce qui est à César"...

D’autres analyses suivront bientôt et seront mise en ligne sur le site. D’ici là, un grand merci à tous les Spipolliens ! Votre participation permet de faire avancer à grands pas les connaissances sur les insectes pollinisateurs.

Pour preuve, des résultats ont été présentés lors de deux congrès scientifiques internationaux qui ont eu lieu en septembre et décembre 2011. La présentation faite à ces congrès est disponible dans l’espace dédié aux résultats du Spipoll sur le site de Vigie-Nature.